
Vous pouvez lire l'original sur le site de JF Martins, conseiller de Paris du Mouvement Démocrate : jfmartins.lesdemocrates.fr
Alors que près de 20% des commerces parisiens sont déjà ouverts le dimanche, le préfecture vient de refuser le plan de zones autorisées pour le travail le dimanche qui avait été adopté par le Conseil de Paris en juin dernier.
Ce plan qui prévoyait de transformer les « Zones Touristiques » en Zone PUCE (Périmètres d’Usage de Consommation Exceptionnelle) permettait de maintenir un niveau d’ouverture d’enseigne élevé dans les lieux touristiques de la capitale tout en garantissant l’indispensable volontariat de la part des salariés.
En refusant une approche mesurée et en faisant le choix d’une déréglementation massive, le préfet glorifie un modèle de société exclusivement basé sur l’argent et la consommation.
Il est fondamental qu’il y ait un jour dans la semaine où on puisse montrer aux enfants qu’il y a autre chose dans la vie que consommer et acheter. Un jour où le verbe « être » soit au dessus du verbe « avoir ». N’en déplaise au président de la République et au préfet, notre société, les valeurs qui la fondent, n’ont pas pour centre ni ultime objectif de consommer. Cette frénésie, n’appartient pas à notre histoire nationale, ni à l’histoire de Paris. L’histoire de la capitale dit même le contraire. Elle place l’accès aux savoirs, l’éducation, la culture, et le bénévolat au cœur de son modèle.
Pour les parisiens comme pour les millions de touristes qui séjournent chaque année dans notre capitale, les dérogations actuelles offrent des possibilités tout à fait satisfaisantes. Ajouter de nouvelles zones n’aurait qu’un seul effet : fragiliser la périphérie de ces zones et les petits commerçants indépendants, avec des conséquences graves en termes d’emplois sur toute la capitale. Habiller Pierre, ce sera, mécaniquement, déshabiller Paul.
En refusant le statut de PUCE aux zones d’ouverture dominicale, le préfet fait par ailleurs le choix inique de priver les salariés de leur liberté réelle de choix et de leur possibilité de voir leur travail dominical mieux rémunéré. Le volontariat sera dans ce cas un leurre.
Enfin après la fermeture des centres IVG de l’Est parisien, les fermetures des maternités programmées à St Antoine ou à l’Hopital Trousseau, c’est une nouvelle décision sexiste qui frappera une nouvelle fois les parisiennes en premier lieu, puisque elles représentant la grande majorité des salariés du secteur du commerce.


