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Modem Paris 5ème

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mardi, janvier 3 2012

Retrouvez nous à l'avenir sur MoDem-Paris.fr

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dimanche, avril 17 2011

Art et politique (en Italie)

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Sans rapport direct avec le 5e, mais peut-être pas sans rapport avec la situation de notre pays, voici un extrait de l’Opéra Nabucco de Verdi joué à Rome il y a quelques jours.

Avant le début de la représentation Gianni Alemanno, le maire de Rome, avait déjà fait un discours pour critiquer la politique culturelle Italienne, Silvio Berlusconi et Giorgio Napolitano étant dans la salle.
Mais ce n’était qu'un début. Ému par le "chœur des hébreux" (symbole de l’unité italienne depuis 150 ans) le public demande un bis. Le chef d’orchestre Riccardo Muti se lance alors dans un discours sur l’état du pays qui trouvera un écho parmi les spectateurs présents ... et bien au delà.

Public : Longue vie à l’Italie !

Riccardo Muti : Oui, je suis d’accord avec ça, Longue vie à l’Italie mais…

applaudissements

Riccardo Muti : Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le Va Pensiero. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Chœur qui chantait O ma patrie, belle et perdue, j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment belle et perdue.

Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène

Riccardo Muti : Depuis que règne par ici un « climat italien », je me suis tu, pendant de nombreuses années. Je voudrais maintenant … nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Chœur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

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jeudi, avril 14 2011

@rrêt sur images : Bayrou rit du Figaro, qui le fait "charger" le projet du PS

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Lien vers l'article original d'Arret sur images

En Une des journaux, l'information peut être présentée à la convenance de la rédaction. Selon le site du Nouvel Observateur, François Bayrou vient de le constater avec le sourire, après une interview au Figaro la semaine dernière.

François Bayrou "mort de rire". C'est la réaction, rapportée par le NouvelObs.com, du dirigeant du MoDem à la lecture du titre du Figaro du 7avril (et non du 7 mars, comme indiqué par erreur par le site) résumant sa récente interview : "La charge de Bayrou contre le projet du PS." La phrase exagère en effet largement le contenu de l'interview.

Dans l'entretien, seules deux questions sur quatorze ont trait au projet du Parti socialiste. Et Bayrou n'y est pas si violent contre les socialistes : "Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions. Mais je suis en profond désaccord sur deux points : tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique (...). Et ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfèreque les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l'innovation, la recherche. L'avenir du pays ne peut être l'assistance généralisée".

Pour Bayrou, ironique, cette mise en scène constitue un brillant "exemple de journalisme objectif".

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lundi, avril 11 2011

L'édito de Laurent Joffrin : Il n’y a qu’un vrai centriste en France, ... François Bayrou.

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L'édito de Laurent Joffrin - "Borloo, ce centriste par opportunité"

Qu’est-ce qu’un centriste ? Un homme politique qui se situe à équidistance de la droite et de la gauche. Voilà une définition simple, permanente, adaptable à toutes les configurations idéologiques. Alors Jean-Louis Borloo est-il un centriste ? Certainement pas. Ecarté du poste de Premier ministre, il croit avoir trouvé un destin alors qu’il a seulement trouvé un espace politique, celui qu’ont ouvert Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé en droitisant la politique du gouvernement et le discours de l’UMP. Borloo quitte donc le parti majoritaire, tout en restant dans la majorité.

Même s’il a la fibre sociale, même s’il a réussi, au début en tout cas, l’ouverture du Grenelle de l’environnement, sa posture d’aujourd’hui est strictement nominale. Depuis quatre ans, Borloo a-t-il critiqué Sarkozy ? Jamais. S’est-il démarqué des initiatives du gouvernement UMP, même les plus contestables ? Jamais. A-t-il développé des propositions originales, différentes, en tout cas, de celles de l’UMP ? Jamais. Au contraire, il a soutenu, adopté, appliqué la politique de la droite française telle qu’elle était définie par son chef, sans jamais faillir ni douter. Il est centriste par opportunité, faute d’avoir pu accéder à Matignon.

Il n’y a qu’un vrai centriste en France, pour l’avoir prouvé par son indépendance à l’égard des deux camps, François Bayrou. Aussi quand il décrypte l’opération Borloo, ses remarques sonnent juste : la confédération des centres est un avatar de la droite. Une droite plus républicaine, plus sociale, plus ouverte, certes. Mais une droite qui se reportera immanquablement, dans une élection à deux tours, sur son candidat, dont rien ne démontre aujourd’hui qu’il ne sera pas Nicolas Sarkozy. Une droite dont la division est un handicap seulement apparent. Déguisé en centriste, Borloo peut rabattre des électeurs vers son camp. Ce jour-là, la gauche regrettera sans doute de n’avoir pas tissé avec François Bayrou les liens qui lui auraient permis d’élargir sa majorité. Entre le faux et le vrai centriste, il fallait indiquer clairement une préférence. Occasion manquée…

Laurent Joffrin

vendredi, avril 8 2011

Paris vu de la Tour Saint-Jacques

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Aller sur le site de la Mairie de Paris ou cliquez directement sur cette photo pour la voir en grand :

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mercredi, avril 6 2011

Bayrou : L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée

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INTERVIEW - Le président du MoDem critique le projet du PS et plaide pour «un changement profond» à la présidentielle. (a lire sur LeFigaro.fr)

LE FIGARO.- Approuvez-vous l'action de la France en Côte d'Ivoire ?

François BAYROU. - Si la reddition de Gbagbo intervient à temps, l'action de la France aura été décisive. Cette guerre civile, Gbagbo en est responsable. Alassane Ouattara a été patient. La France et les Nations unies l'ont accompagné dans sa patience. Quand il n'y a plus rien eu à tenter, l'intervention internationale a permis de rétablir l'ordre légitime et la légalité. Reste à faire émerger de cet immense gâchis la réconciliation, la paix et la prospérité.

Dans quel état politique est la France aujourd'hui ?

Jamais je n'ai ressenti une telle ambiance de décomposition et de division du pays. Cela place les acteurs politiques devant leurs responsabilités.

Comment y répondre ?

Rassembler, donner du sens. Mais d'abord, la vie politique doit être assainie. Il faut effacer les soupçons que font peser toutes ces affaires obscures, comme l'affaire Tapie, les financements opaques, les cumuls de toute nature, la manipulation des sondages...

Que vous inspirent les derniers développements de l'affaire Tapie ?

Nous n'étions pas nombreux, au début, à dénoncer envers et contre tous une affaire d'État, une spoliation de l'argent public, par centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, chaque jour qui passe apporte des preuves supplémentaires. J'ai la conviction que l'un des enjeux de 2012 sera de faire la lumière sur ces affaires, qu'on respire enfin.

Comprenez-vous la colère qui s'est exprimée dans le vote FN ?

Quand j'ai écrit Abus de pouvoir, je savais ce que je traduisais. La politique est devenue fausse monnaie. Les mots servent à cacher les choses. Les buts véritables ne sont jamais avoués. La vraie vie est niée - on l'a vu sur le prix du gaz ou de l'électricité - et les valeurs qui font vivre les gens aussi. Les Français enragent d'entendre leurs gouvernants leur décrire un pays qui n'est pas le leur.

Ne craignez-vous pas un 21 avril bis ou un 21 avril à l'envers ?

Non. Ce sont les Français qui choisissent les candidats du second tour.

Face à la montée des extrêmes, le centre a-t-il encore un espace ?

Plus que jamais. Car le vote extrémiste est non seulement un danger moral pour le pays mais une impasse politique. Le Front national au second tour, c'est la garantie absolue de la victoire pour l'UMP ou le PS. Nous sommes les seuls à pouvoir proposer un changement véritable, un nouvel ordre politique, sans impasse et sans risque.

Accepteriez-vous de participer à une confédération des centres avec Jean-Louis Borloo, Jean Arthuis ou Hervé Morin ?

Pour que le centre trouve sa force, il y a trois conditions : reconnaître que le centre est indépendant de la droite et de la gauche, que son projet est différent, et donc sortir de la dépendance politique et financière à l'égard de l'UMP ; revendiquer une vocation majoritaire et donc s'élargir vers des sensibilités nouvelles, accepter le dialogue avec tous les républicains ; tourner la page des divisions et accepter le principe «un candidat et un seul en 2012». Au bout du compte, cela revient à une question : voulez-vous vraiment le changement ou, au fond, souhaitez-vous que le pouvoir en place l'emporte pour cinq ans de plus ?

Serez-vous candidat en 2012 ?

Mon action n'a qu'un but : obtenir un changement profond pour le pays qui ne peut se décider qu'à la présidentielle. Pour cela, j'ai refusé toute complaisance, toute proposition, toute compromission avec le pouvoir. Il fallait ces années de lutte et d'intransigeance pour que, le jour venu, les électeurs sachent qu'ils ne seront pas trahis.

Quelles seront vos priorités ?

Nous devons donner au pays un projet qui le rassemble. Non pas un projet de parti, mais un projet de pays. Ce projet doit être soutenable dans le temps, ce qui exige les équilibres financiers et budgétaires. Il doit permettre à la France de retrouver la production sur son sol, et donc les emplois qui vont avec. Il proposera un grand contrat éducatif qui est la seule clé pour l'avenir. Il définira des institutions qui permettront de changer pas seulement de pouvoir, mais le pouvoir. Séparation des pouvoirs, loi électorale juste, représentation de tous les courants, par un système à l'allemande par exemple.

Est-ce à dire que vous acceptez l'élection de députés du FN ?

Oui, bien sûr. Il est absolument anormal que des forces qui ont atteint ces dernières années 15 à 20 % des suffrages - nous-mêmes, les écolos ou le FN - n'aient pas de représentation à l'Assemblée. Quant au Front national, il vaut mieux le combattre face à face.

Le projet du PS vous paraît-il s'inscrire dans ce changement que vous appelez ?

Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions. Mais je suis en profond désaccord sur deux points : tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique - allocation pour tous les jeunes, emplois d'avenir, recrutements publics, recours à l'impôt pour de nouvelles dépenses. J'ai l'impression de retrouver le jugement de Frédéric Bastiat : «La grande fiction qui fait que tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» Et ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l'innovation, la recherche. L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée.

Martine Aubry semble favorable à une sortie du nucléaire. Et vous ?

Ce qui se passe au Japon remet en cause l'idée avec laquelle nous vivions d'un nucléaire sûr. Cela oblige à des épreuves de sécurité immédiate pour les centrales existantes, et à des choix sérieux, de long terme, d'économies d'énergie, de soutien aux énergies de substitution non émettrices de CO2 et d'investissements lourds sur la recherche.

Silvio Berlusconi a décidé d'accorder des laissez-passer aux clandestins de Lampedusa…

C'est notre faute. Nous avons été irresponsables de laisser l'Italie toute seule face à un problème de cet ordre, alors qu'il fallait une réponse européenne. Avec cette politique du chacun pour soi, nous voulions laisser l'Italie seule face aux difficultés, maintenant l'Italie nous envoie ces pauvres gens. C'est nul !

Jean Tiberi est expert pour l’organisation des élections des 2 députés européens

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L'histoire n'est pas nouvelle, mais nous ne l'avions pas traitée sur ce blog.

Jean Tiberi a été nommé expert par l’Assemblée Nationale pour décider comment les 2 députés européens français manquants (qui n'ont pu être élus lors des dernières élections).

Sur la forme : faut il en rire ou en pleurer ?

Sur le fond, Jean Tiberi a donc rendu ses conclusions : les deux députés européens seront élus à la proportionnelle par les députés français. Compte tenu des tailles des groupes parlementaires, ils seront donc sans surprise PS et UMP.

Alors que les députés européens sont normalement élus à la proportionnelle directe, ce qui laisse la possibilité à des partis comme le Mouvement Démocrate d'avoir des élus (pour l’Île-de-France par exemple : Marielle de Sarnez), ceux la seront choisis par les députés français, qui sont eux élus au scrutin majoritaire (favorisant énormément les deux gros partis UMP-PS). Un choix de Jean Tiberi qui renforce le bipartisme "bloc contre bloc" dont la France souffre, et le 5e tout particulièrement.

jeudi, mars 31 2011

Jean-Pierre Mocky s'offre le cinema Action Ecoles

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Le 30 mars a sonné le glas de l'Action Ecoles. Depuis son ouverture, en 1977, au coeur du Quartier latin, à Paris, ce cinéma montrait les films de Welles, Capra, Renoir, Antonioni, Fellini, Blake Edwards... Ses deux écrans ne vont pas disparaître mais ils changent de nom et de propriétaire. Le 30 mars, Jean-Marie Rodon a cédé les clés au cinéaste Jean-Pierre Mocky, qui va rebaptiser le lieu Le Desperado. Mocky explique : "Les cinéastes indépendants qui vivent pour le septième art sont des desperados et rien d'autre. Mais le desperado a toujours de l'espoir, tout desperado qu'il soit."

Pour lire la suite : lemonde.fr

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lundi, mars 28 2011

Cantonales: nette progression du nombre d'élus MoDem !

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Au lendemain de ce scrutin, François Bayrou et le Mouvement Démocrate expriment leur satisfaction de voir nettement progresser le nombre de nos nouveaux conseillers généraux.

Ils sont désormais 32, contre 12 sortants.

A l'occasion des élections cantonales, le Mouvement Démocrate a investi ou soutenu près de 400 candidats à travers toute la France. Ceux-ci ont totalisé 13,87 pour cent des voix au premier tour. Sur les 70 qualifiés au second tour, près de la moitié a été élue.

Nous tenons à féliciter ces femmes et ces hommes, porteurs de renouvellement, qui ont - quel que soit le score obtenu - fait preuve de courage et montré leurs compétences, dans un scrutin difficile pour une jeune formation politique comme la nôtre. Nos remerciements vont également aux milliers d'adhérents et de sympathisants qui se sont mobilisés sur le terrain à cette occasion.

Notre volonté a été de respecter le sens de cette élection en adressant un message local aux citoyens et en se concentrant sur des projets qui répondaient à leurs préoccupations quotidiennes.

Ces résultats favorables valident notre choix de respecter les réalités locales et de soutenir des candidats à la fois ancrés et prometteurs, tout en faisant émerger progressivement dans tous les territoires une nouvelle génération politique, au-delà des traditionnels clivages partisans.

Ce scrutin conforte également l’indépendance du Mouvement Démocrate. Sur les 70 candidats qui ont porté haut notre voix au second tour, une trentaine fut opposée à des candidats socialistes, une dizaine face à l'UMP, une dizaine face à des DVD, une dizaine face à des DVG, 4 contre le FN et 3 contre EELV.

Cette progression en nombre d'élus du Mouvement Démocrate nous incite à poursuivre sur le chemin de la liberté d'action et de proposition, que nous revendiquons et que les Français reconnaissent comme la seule alternative crédible.

Nous persistons à dénoncer le mode de calcul trompeur utilisé par le ministère de l’Intérieur, qui consiste à rapporter nos à voix à l’ensemble des 2 026 cantons renouvelables, tandis que nous avons choisi de n’investir des candidats que dans 400 cantons.

Au fil de la journée, la liste de nos élus sera complétée sur cette page.

Nos élus dès le 1er tour :

  • 08 - ARDENNES

Canton de Novion-Porcien M. Jean-FrançoisLECLET

  • 12 – AVEYRON

Canton de Campagnac M. Pierre-Marie BLANQUET

  • 22 - COTES-D'ARMOR

Canton de Plouagat M. Jean-Pierre LE GOUX

  • 48 - LOZERE

Canton de Chanac M. Philippe ROCHOUX

  • 57 - MOSELLE

Canton de Lorquin M. Emmanuel RIEHL

  • 64 - PYRENEES-ATLANTIQUES

Canton de Navarrenx M. Jacques PEDEHONTAA

  • 67 - BAS-RHIN

Canton de Saales Mme Alice MOREL

  • 68 - HAUT-RHIN

Canton de Saint Amarin Jean-Jacques WEBER

  • LA RÉUNION

Canton des avirons M. Michel DENNEMONT

Nos élus au second tour (liste partielle) :

  • 16 - CHARENTE

Canton de Segonzac M. Jérôme SOURISSEAU

  • 27 - EURE

Canton de Nonancourt M. Joël HERVIEU

  • 28 - EURE-ET-LOIR

Canton de Châteauneuf-en-Thymerais M. Jean-Pierre GABORIAU

  • 35 – ILLE-ET-VILAINE

Canton de Bain de Bretagne M. Yvon MELLET

  • 37 - INDRE-ET-LOIRE

Canton de Neuvy-le-roi M. Henri ZAMARLIK

  • 49 - MAINE-ET-LOIRE

Canton de Genes M. Alain LAURIOU

  • 55 – MEUSE

Canton de Vaubecourt M. Olivier POUTRIEUX

  • 59 - NORD

Canton de Seclin Nord M. Dany WATTEBLED

  • 62 - PAS-DE-CALAIS

Canton de Arras Ouest Mme Denise BOCQUILLET

mercredi, mars 23 2011

Affaire Tapie: "La justice doit aussi s'intéresser à ceux qui ont donné des ordres aux fonctionnaires", estime François Bayrou

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François Bayrou par franceinter
François Bayrou par franceinter

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, était l'invité de Patrick Cohen, dans la matinale de France Inter, mercredi 23 mars.

Le président du Mouvement démocrate a notamment estimé à propos de la saisine de la Cour de discipline budgétaire et financière dans l'affaire Tapie, que la décision de "spolier" les Français n'avait pu être prise qu'au "sommet de l'État".

"On a donné à M. Tapie 400 millions d'euros dont il lui est resté au bout du compte 260 millions, en faisant de lui l'un des Français les plus riches avec l'argent du contribuable et, on le sait maintenant, contre la loi", a lancé le député béarnais sur France Inter. Cette juridiction, chargée de sanctionner les fautes lourdes commis par des agents de l'Etat dans la gestion des finances publiques, vient d'être saisie par une chambre de la Cour des Comptes dans le cadre de l'affaire Tapie.

En 2008, un tribunal arbitral privé avait reconnu le préjudice moral et financier de l'homme d'affaires dans la vente d'Adidas en 1993, qui avait rapporté une plus-value substantielle au Crédit Lyonnais. L'État avait été condamné à lui verser 285 millions d'euros d'indemnités (400 millions avec les intérêts), dont 45 pour le seul préjudice moral des époux Tapie.

L'affaire avait rebondi en septembre 2010 lorsque Le Canard enchaîné avait affirmé que M. Tapie empocherait effectivement 210 millions d'euros de l'État et non entre 20 et 50 millions comme l'avait assuré Christine Lagarde en 2008. "Heureusement, il y a en France une Cour des comptes qui vient de rendre une décision lourde de conséquence parce qu'elle dit vous, fonctionnaires publics, vous, représentants de l'État, vous avez agi contre la loi en favorisant M. Tapie", a salué le leader centriste. Pour M. Bayrou, "ce n'est pas une décision qui met en cause les fonctionnaires, elle met en cause ceux qui leur ont donné des ordres", a-t-il fait valoir en citant "la ministre de l'Économie Christine Lagarde et ceux qui lui ont donné des ordres".

"Une décision de cet ordre n'a pas pu être prise sans qu'il y ait au sommet de l'État, une instruction donnée à ceux qui allaient ainsi spolier les Français, leur enlever leurs contributions pour les donner à une personne privée, faisant de M. Tapie l'un des hommes les plus riches de France, contre la loi", a insisté le probable candidat à la présidentielle.

mardi, mars 22 2011

François Bayrou sur l'intervention des forces armées en Libye

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François Bayrou sur l'intervention des forces... par mouvementdemocrate

Nucléaire : L’ingénieur et le politique.

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Tribune cosignée par Paul Guermonprez, Céline Alléaume et Alain Dolium, Membres du Mouvement Démocrate.

Notre aide, nos pensées, vont aux Japonais qui luttent contre les conséquences des tremblements de terre, tsunami et catastrophes nucléaires. Aujourd'hui, c'est à l'observation des réactions si impressionnantes de dignité du peuple japonais d'une part et, du décalage éprouvant des différentes prises de positions françaises telles qu'elles se sont exprimées dès samedi 12 mars, à travers l'ensemble de nos media nationaux, que nous souhaitons poser les premiers enseignements que nous tirons en citoyens libres et soucieux de participer de l'émergence d'un débat serein et sans dogme sur l'avenir énergétique de notre pays.

Les catastrophes ne se gèrent pas, elles se préparent

Les citoyens Japonais étaient préparés, et ce n'est pas un hasard : chaque année une journée est consacrée aux répétitions grandeur nature et à la sensibilisation de la population. Ils savaient ce qu'il fallait faire en cas de tremblement de terre, ils avaient répété les gestes qui sauvent. Et ces gestes ont probablement sauvé bon nombre d'entre eux, en tout cas face au tremblement de terre.

Les citoyens Français ne sont eux pas préparés ni informés à l’avance. Les habitants des zones inondables avaient eu pour consigne de rester chez eux lors de la tempête Xynthia, consigne utile face au vent mais les condamnant à la noyade en cas d'inondation. Savaient ils qu'ils habitaient en zone inondable ? Que savent les Corses ou les Guadeloupéens de la prévention des tremblements de terre, alors que les séismologues y prédisent de très violents séismes ? Ou sont les cartes publiques des risques, officielles, destinées à la population par territoire ? Certains risques sont évitables, d'autres non, mais dans tous les cas nous exigeons, en tant que citoyens, d'avoir accès à une liste des risques connus que nous encourrons, des mesures que nous devons prendre pour nous y préparer et être formé aux gestes qui sauvent.

Discours de vérité

Si nous n'avons aujourd'hui pas de prévention efficace, c'est que la prévention doit obligatoirement s'accompagner d'un discours de vérité sur le risque. Attendre la catastrophe pour avoir des informations honnêtes est la recette du désastre. La communication Française à propos du nuage de Tchernobyl est dans toutes les mémoires. Il ne s'agit pas que de mensonge : un discours honnête aurait permis d'éviter de consommer des aliments alors contaminés, surtout dans les régions est et Corse. Plus récemment, que savions-nous lors de la tempête de 1999 du problème d'inondation majeur de la centrale de Blayais ?

D'un côté, les politiques en charge de la sécurité préfèrent nous bercer d'illusions. Ils croient le peuple immature, incapable de recevoir un discours de vérité. De l'autre, nous l'acceptons collectivement.

Ils nous garantissent un risque zéro et nous assurent qu'ils gèrent totalement la situation en secret. En exigeant le risque zéro, le citoyen Français demande qu'on lui mente. Ils nous prennent pour des enfants, nous nous comportons comme tels.

L'illusion nourrie d'une société sans risque est notre premier danger

Il ne s'agit pas que de communication ou de sentiments : en rejetant tout risque, en promettant le risque zéro, nous empêchons toute politique de réduction des risques ouverte et efficace. Par exemple, si tous les français avaient chez eux de l'iode, et pas seulement ceux qui habitent dans un rayon de 10km d'une centrale ? Si une carte des risques claire était publique, et le seuil de résistance des centrales nucléaires aussi ? Peut-être n'aurions-nous pas de centrales construites dans des régions à risque comme la vallée du Rhône (séisme) ou directement sur la côte atlantique (inondations). Peut être les plus anciennes de nos centrales, construites à partir de cahiers des charges encore plus anciens, seraient fermées.

Notez la superposition entre des régions denses en centrales et sites de forts séismes :

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(Eric Gaba – Wikimedia Commons)

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www.planseisme.fr

Le résultat serait bien sur une opinion publique plus mure, sensibilisée aux risques, mais ces risques seraient grandement réduits, les décisions d'implantation plus rationnelles et la prévention plus efficace.

Nous ne savons pas si la centrale nucléaire de Fessenheim doit fermer. Nous n'avons pas les éléments pour nous construire une opinion informée. Ce que nous savons par contre c'est que le climat irrationnel, fruit de la rencontre entre un militantisme aussi enflammé que radical d’un côté et le manque d'information de la part des pouvoirs publics de l’autre enferment le décideur politique dans une situation dangereuse.

Même si la fermeture de Fessenheim s'avérait techniquement nécessaire, elle ne pourrait l'être pour des raisons politiques. Le signal envoyé serait une capitulation d'un pouvoir perçu comme pro-nucléaire. Même si l'implantation d'une centrale était peu judicieuse dans une région à fort risque sismique, elle le sera : comment continuer à vendre des centrales à l'Italie si nous refusons nous même de construire dans le sud-est ? Même si avoir de l'iode dans tous les foyers français était la meilleure façon de protéger au minimum la population en cas d'accident majeur, nous n'en aurons pas : le mythe bien français "ça ne peut pas arriver chez nous" n'y résisterait pas. Comment expliquer que la mesure est justifiée en 2011 sans implicitement critiquer le non déploiement des décennies précédentes, et donc l’évaluation du risque par les pouvoirs publics en général ?

Satisfaire un élan irrationnel ou entendre un discours de vérité ?

En politique, considérer l'honnêteté ou l'intelligence du décideur ne peut suffire. Face à des opinions publiques volatiles, bon nombre de décideurs politiques préféreront gérer l’émotion immédiate que prendre ce qu’ils savent être la bonne décision. Nous sommes tous humains certes, mais être conscient du facteur émotif permettrait peut être d’éviter certaines erreurs. Surfant sur l’émotion, les Verts voudraient un referendum rapidement, comme d’autres reforment le code pénal après un fait divers atroce. Pour notre part, nous souhaiterions éviter que notre politique énergétique ressemble au délire sécuritaire de LOPPSI2.

Que le choix d'avoir 80% d'électricité nucléaire dans un pays soit un choix politique, soit, nous aurons en 2012 l’occasion d’en débattre sérieusement et sereinement. Demandons nous par contre comment les politiques influent sur la mise en œuvre technique de cette politique ? Nul ne doute que nous ayons d'excellents ingénieurs et chercheurs en France, mais à quel point la décision d'implantation et le cahier des charges d'une centrale nucléaire est-il soumis à des impératifs politiques ? Nos décideurs politiques actuels se plaisent à se prendre pour des Rois Soleils, seraient-ils venus à croire qu’ils peuvent en maitriser son énergie ? Alors que le développement des technologies nucléaires est le triomphe de la rationalité et l'intelligence humaine, sa gestion politique est le reflet de notre irrationalité.

Nous ne serons rassurés que lorsque les décideurs politiques nous donneront les informations permettant d’exercer notre libre arbitre, et mettront en place une politique rationnelle de prévention des risques. Plus qu’un débat enflammé et caricatural sur le nucléaire, voilà le sujet dont nous aimerions que les Français se saisissent.

Paul Guermonprez, Céline Alléaume et Alain Dolium.
Membres du Mouvement Démocrate.

lundi, mars 21 2011

1er tour des cantonales: les candidats du MoDem obtiennent en moyenne 12 pour cent

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Le Mouvement Démocrate a présenté ou soutenu pour ce premier tour des élections cantonales près de 400 candidats dans toute la France. La moyenne de leurs scores avoisine les 12 pour cent, selon les dernières estimations.

Ce choix de respecter les réalités locales et de soutenir des candidats ancrés et prometteurs signent la poursuite de notre choix et de celui porté par François Bayrou de faire émerger progressivement dans tous les territoires une nouvelle génération politique au delà des clivages partisans.

Notre choix a été également de respecter la démocratie et le sens de ce scrutin en adressant un message local aux électeurs et en se concentrant sur les projets de développement locaux attendus par nos concitoyens .

Ce choix a été le bon puisque les premiers résultats dans les cantons où le MoDem présentait des candidats, les scores confirment la réalité de nos ancrages locaux.

Ainsi sur les cantons où étaient présents des candidats du Mouvement Démocrate dont les résultats nous sont parvenus, nous recueillons un score moyen de 12 pour cent.

Nous avons par exemple de bonnes nouvelles en provenance :

  • du Loir et Cher où Marc Fesneau Secrétaire Général du MoDem sera au second tour dans le canton de Marchenoir
  • de la Réunion où Michel Dennemont est réélu au premier tour
  • de l'Orne où Antoine Perrault est élu au premier tour dans le canton de Pervenchers
  • du Territoire de Belfort où Christophe Grudler avec 32 pour cent sera au second tour
  • de Haute Marne où Jean-Pierre Girardot 31 pour cent sera au second tour dans le canton de Auberive
  • du Nord, où Dany Wattebled, maire de Lesquin, est en tête avec 27,5 pour cent
  • du Bas Rhin où Alice Morel est élue au premier tour avec 60,55 pour cent des voix
  • des Pyrénées Atlantiques où nos candidats Francis Escalé (canton de Nay est - 30,5 pour cent) et Michel Bernos (canton de Jurançon - 36,3 pour cent) seront au second tour,
  • de Lozère où Philippe Rochoux est réelu avec 59 pour cent des voix
  • de Charente où Jérome Sourisseau avec 37,29 pour cent arrive en tête sur le canton de Segonzac
  • du Maine et Loire où Alain Lauriou avec 36 pour cent sera au second tour dans canton de Genes

Christophe Madrolle, vice-président MoDem de MPM et Jean-Luc Bennahmias, député européen MoDem : "appellent ce soir, à la mobilisation de tous ceux qui défendent les valeurs de la république et de la démocratie, et à faire barrage au Front National lors du second tour dimanche prochain".

Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, a déclaré : "Il n'y a aucune ambiguïté pour nous, la position de l'UMP est irresponsable, il faut voter pour le candidat qui est contre le FN".

vendredi, mars 11 2011

Le risque est grand de voir effacer toutes les affaires de la décennie

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En apprenant le report du procès des emplois fictifs de Paris et Nanterre, dont Jacques Chirac apparaît comme le principal prévenu, on a d'abord pensé à une habile manoeuvre procédurale.

Les avocats des prévenus ont réussi, en posant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), à retarder la tenue des audiences jusqu'à une date si indéterminée et lointaine que l'on ne sait si le procès aura vraiment lieu. Et c'est à ce retardement, et à ses effets sur l'opinion, que s'en sont tenus les commentateurs.

Mais si l'on a la curiosité de s'intéresser de plus près au fond de la manoeuvre, on découvre en vérité qu'une bombe civique est en préparation.

La nouvelle procédure de la question préalable de constitutionnalité permet à un justiciable, avant d'être jugé en vertu d'une loi donnée, de demander que cette loi soit soumise au Conseil constitutionnel pour vérifier sa conformité aux principes de notre Loi fondamentale. Pour le citoyen, c'est un vrai progrès démocratique.

Le prévenu pose la question au tribunal. Si celui-ci considère la question sérieuse, il la soumet au filtre de la Cour de cassation. Si la Haute Juridiction est du même avis, la question est transmise au Conseil constitutionnel.

Au travers de ces affaires d'emplois fictifs (à Paris cette semaine et la semaine prochaine à Nanterre) la véritable cible sera le seul point d'appui juridique de la quasi-totalité des poursuites des délits financiers dans notre pays. Ce point d'appui est celui-ci : la jurisprudence a considéré que les délits financiers, abus de confiance ou abus de biens sociaux étant des délits par nature cachés, dissimulés, non révélés aux victimes, le délai de prescription de trois ans, à partir duquel on n'a plus le droit de poursuivre, devait courir non pas à partir de la date des faits, mais de la date de leur découverte.

Cette question du délai de prescription est le point-clé du dévoilement de ces affaires. En effet, l'immense majorité des délits financiers, en raison de l'opacité des comptes, de la domiciliation offshore des détournements, du labyrinthe bancaire international et du temps nécessaire pour les dénouer, ne peut être poursuivie que si la jurisprudence prend en compte cette adaptation du délai de prescription.

Or il se trouve que cette adaptation n'a pas été codifiée. Le délai de prescription (dix ans pour un crime, trois ans pour un délit) ne connaît, dans notre ordre juridique, qu'une exception et une seule, celle du crime contre l'humanité.

L'objection est donc sérieuse. Et il n'est pas si évident en droit que la Cour de cassation puisse refuser de la transmettre au Conseil constitutionnel.

Car le Conseil constitutionnel a déjà jugé que non seulement la lettre de la loi, mais l'interprétation, même constante, de la loi par les tribunaux pouvaient faire l'objet du contrôle de constitutionnalité.

Si le Conseil constitutionnel est saisi, il devra trancher dans les trois mois (en dépit des difficultés qui font que des membres importants seront empêchés de siéger, puisqu'ils sont parties ou intéressés dans ces procédures - Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, par exemple).

Si le Conseil donne raison à la question prioritaire, par défaut de principe juridique, alors, à l'instant, la totalité ou presque des poursuites de délits financiers dans notre pays tombe, disparaît dans les oubliettes, de manière irréversible.

Car s'appliquerait alors un autre principe de notre droit : il ne peut y avoir de poursuites qu'en vertu d'une loi promulguée préalablement à l'infraction ! S'il n'est pas de loi préalable, il ne peut y avoir de poursuites. Même si on votait une nouvelle loi, elle ne pourrait donc s'appliquer que pour le futur !

Ainsi donc serait abandonnée sans recours la quasi-totalité des poursuites dans ces délits de puissants qui indignent à juste titre l'opinion.

Un seul coup d'éponge, et s'effacent toutes les affaires de ces dernières décennies. On imagine les conséquences sur le climat civique, sur l'idée de la justice dans notre pays...

Ce n'est donc pas une manoeuvre, c'est une bombe ! Tout cela est-il fortuit, dû au seul hasard, sorti de nulle part ? Chacun jugera. En tout cas, nous avons devant nous, dans les semaines qui viennent, une menace imminente de bombe à fragmentation.

Et d'immenses conséquences morales et civiques sont en jeu, qui dépassent de beaucoup le procès des emplois fictifs, et le cas de Jacques Chirac, et que devront avoir en tête dans les semaines qui viennent les citoyens. Et d'abord les magistrats de la Cour de cassation, au moment de se prononcer sur cette question.

François Bayrou, président du MoDem

jeudi, mars 10 2011

Journée de la Femme : campagne (Belge) pour l’égalité salariale equalpayday.be

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http://www.equalpayday.be

"The less you earn, the longer you work"

(moins vous gagnez, plus vous travaillez)

http://www.equalpayday.be

mardi, mars 8 2011

Journée de la Femme : ce que nous proposons.

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A l'occasion de la Journée internationale des droits de la femme, je tiens à réaffirmer mes engagements et ceux du Mouvement Démocrate pour que les femmes puissent assumer leurs vies multiples, pour qu'elles soient représentées et cessent d'être victimes.

Je veux d'abord parler de la vie des femmes, et de cette contrainte d'avoir, très souvent, plusieurs vies en même temps. Même si les tâches familiales et professionnelles sont mieux équilibrées qu'autrefois, les femmes portent toujours une plus grande part de la responsabilité de la famille.

Nous devons débattre du travail précaire, des CDD, des temps de travail à 20 heures, des emplois du temps que cela représente, avec leur vie personnelle et leurs charges de famille... Salaires inférieurs à ceux des hommes, exigences plus grandes des employeurs, fragilité qu'elles ressentent parce qu'elles se retrouvent souvent seules. Tout ceci est lourd à porter.

C'est un très grand enjeu que l'équilibre à trouver.

François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate

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Il faut que le droit social protège effectivement les salariées

Les distorsions de salaires entre hommes et femmes ne doivent plus durer. "J'ai toujours été intransigeant sur cette question : il faut pénaliser financièrement les entreprises qui se rendent coupables de discriminations salariales", estime François Bayrou. La France se place au 138e rang mondial quant à la place de la femme dans l'entreprise.

Aux âges actifs, les principales raisons de la pauvreté, ce sont le chômage, la précarité de l'emploi et le temps partiel subi. Les femmes en sont les premières victimes. Il faut que le droit social protège effectivement les salariées. Le Mouvement Démocrate souhaite que le CDI redevienne la règle dans les faits, comme il l'est dans la loi.

Nous devons lutter contre l'abus de temps partiel dans certaines branches, en particulier la grande distribution. Pour cela nous proposons de fixer une durée plancher aux contrats de travail. Nous devons par ailleurs limiter le travail le dimanche. "On parle de « volontariat », mais c'est du volontariat contraint, et je sais qui se retrouve aux caisses des grandes surfaces : beaucoup de femmes qui, ce jour là, ne voient plus leurs enfants", dénonçait François Bayrou au moment où le Gouvernement assouplissait l'ouverture des magasins le dimanche.

Le Mouvement Démocrate propose également de développer les possibilités de garde d'enfants, en particulier les crèches à proximité des entreprises - mais pas forcément des crèches d'entreprises, pour que les mères puissent échapper à la pression de leur hiérarchie.

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Des retraites qui valorisent les années consacrées à l'éducation des enfants

Beaucoup de femmes à la retraite, en particulier des veuves, sont au minimum vieillesse, dans des conditions de grande pauvreté. François Bayrou avait prévu et budgété, à l'occasion de la dernière élection présidentielle, un plan pour les petites retraites, qui ambitionnait de porter, en 5 ans, à 90 pour cent du SMIC leur niveau minimum.

Le Mouvement Démocrate propose toujours une réforme d'ensemble des retraites, fondée sur le principe d'un barème par points, qui permettra de valoriser les années consacrées à l'éducation des enfants, ainsi que l'engagement associatif bénévole.

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Une loi-cadre contre les violences conjugales

Les femmes sont trop souvent victimes de violences, dans les cités en particulier : il faut qu'elles fassent entendre leurs voix. "Je me dis qu'un jour il y aura une révolution des femmes dans les quartiers, et j'aiderai de toutes mes forces cette révolution", souligne François Bayrou.

La violence conjugale, c’est l’enfer. Pour les femmes, parce que leur foyer devrait être un lieu de paix et de protection, et qu’il devient le lieu de l’humiliation et des coups ; pour les enfants, dont la vie est brisée par ce qu’ils voient et ce qu’ils entendent. Il faut en parler davantage pour que les femmes échappent à la honte injuste qu’elles ressentent.

Le Mouvement Démocrate propose une loi-cadre, inspirée de ce qui s’est fait en Espagne, dont les principes seraient l'amélioration de la formation des acteurs sociaux, médicaux et judiciaires à l’accueil et au soutien des femmes victimes de violences conjugales ; la sensibilisation des jeunes à toutes les formes de violence ; la création d’appartements refuges ; les facilités accordées aux juges pour éloigner le conjoint violent des lieux fréquentés par la victime, et l’astreindre à un suivi médical.

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Les représentantes du peuple doivent être pour moitié des représentantes du peuple

"L'État, dans sa représentation politique et dans son organisation administrative, doit montrer l’exemple de la parité", défend François Bayrou. La France est classée 60e en la matière. "J'appelle, dans l’exercice du pouvoir de nomination qui relève du chef de l’Etat, à ce qu'il veille à une parité effective entre hommes et femmes", poursuit le président du MoDem.

Le Mouvement Démocrate propose une réforme des institutions, seul moyen efficace d'organiser la parité. Cela passe par l'introduction aux élections législatives de 50 pour cent de représentation proportionnelle : on verra ainsi les femmes entrer enfin en nombre à l’Assemblée nationale.

Enfin, nous devons chercher dans les 27 pays qui nous entourent les idées, les lois, les pratiques, qui favorisent le plus l'équilibre entre les hommes et les femmes.

lundi, mars 7 2011

Bayrou : "le débat sur l'islam est un poison"

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Bayrou : "le débat sur l'islam est un poison"
envoyé par Europe1fr. - L'info internationale vidéo.

Bayrou, l'Islam, la laïcité et le voile

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En 2003, Bernard Stasi a auditionné François Bayrou comme ancien ministre de l'Éducation Nationale sur la question du voile et de la laïcité.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Je vous suis très reconnaissant de m’entendre devant votre Commission chargée de réfléchir à l’application du principe de laïcité dans la République.

Je m’exprimerai, bien entendu, en tant que Président d’une formation politique qui a placé, pendant tout le XXè siècle, la réflexion sur la laïcité au centre de son projet.

C’est vrai de ses membres qui sont agnostiques ou incroyants, comme de ceux d’entre eux qui sont croyants. Je me souviens en particulier que lors des débats qui marquèrent, le 3 septembre 1946 à l’Assemblée Constituante, l’inscription du mot " laïque " dans la Constitution, Maurice Schumann, au nom du MRP, rappelait que son groupe parlementaire comptait simultanément dans ses rangs, un prêtre catholique (c’était l’Abbé Pierre), une personnalité protestante et un membre éminent de l’union rationaliste.

Je m’exprimerai aussi comme ancien Ministre de l’Education nationale, ayant eu à connaître des problèmes liés au voile islamique en particulier, et aux problèmes de la laïcité en général auxquels j’ai consacré un livre en 1996 intitulé Le Droit au Sens. Il n’est peut-être pas anecdotique que j’ajoute que j’ai aussi consacré plusieurs livres aux guerres de religion, à Henri IV et à l’édit de Nantes.

Dans cette introduction, avant de répondre à vos questions, je voudrais d’abord observer le besoin de laïcité aujourd’hui, un siècle après les grandes lois laïques de 1905, et dans un temps qui paraissait davantage marqué, pour la majorité de nos contemporains, européens et français, par la décrue du sentiment religieux que par sa montée.

La question de la laïcité se pose parce que notre société, ses habitudes, les principes qui la fondent se trouvent inquiétés et se sentent menacés par la multiplication d’attitudes et de signes qui obéissent à une autre logique que sa logique historique et philosophique.

C’est un curieux retour des choses que celui de l’irruption du religieux et du symbolique dans une société qui se comporte, sur bien des sujets, comme matérialiste.

C’est aussi un fruit de l’Histoire. Les sociétés anglo-saxonnes, par exemple, sont moins sensibles à ces sujets que nous ne le sommes. C’est qu’elles ont dès l’origine intégré le communautarisme pluriel dans leur représentation d’elles-mêmes.

La France, au contraire, s’est construite au travers des siècles comme unitaire, et toute atteinte à cette unité lui est profondément douloureuse.

C’est la nature profonde de la France et de sa société qui sont en cause dans les débats sur la laïcité.

Je résumerai en un mot, en disant que la laïcité à la française, est ce qui nous permet de garantir symboliquement, aussi bien que légalement, l’unité dans la diversité.

Nous vérifions ainsi que notre société n’est pas un ensemble vide. En particulier nous vérifions que ce n’est pas parce que nous avons décrété que le " fait religieux " était relégué dans la sphère privée, que pour autant le symbolique est retiré de la sphère publique.

Je voudrais, pour entrer dans le vif du sujet aborder en quelques mots la question du voile islamique.

Pourquoi tant de mouvements sismiques autour du voile islamique ?

La première raison est dans la montée, à l’intérieur de nos frontières, comme sur toute la surface de la planète, d’un Islam qui revendique sa radicalité, sa distance avec le monde contemporain. Je me souviens, lorsque j’écrivais le Droit au sens, avoir travaillé sur des études de la fin des années 80, qui indiquaient que la pratique de l’islam n’était guère supérieure à la pratique dans la religion catholique et l’auteur ( ?) indiquait que le chiffre de 10% de pratique et d’observation du ramadan lui paraissait une approche convaincante. À peine quinze ans après, les choses ont profondément changé. Durant la campagne présidentielle, j’ai consacré des journées entières à discuter avec des jeunes aussi bien que les animateurs de quartiers à forte proportion musulmane. Lorsque j’interrogeais des adultes ou ces jeunes sur la pratique, notamment en matière de ramadan, la réponse était unanime, 100 % ! Il y a un regain de pratique de l’Islam et d’identification par l’Islam dans notre société. Ce regain est notamment porté par les garçons, et même à l’intérieur des établissements scolaires, parfois même par la discussion virulente des cours ou des programmes.

Le port du voile par les jeunes filles est une manifestation très visible de ce mouvement de revendication de l’Islam.

Ce signe, le voile, porte en lui trois significations fortes qui sont de nature à inquiéter fortement l’architecture de valeurs autour desquelles se sont construites la République et son école.

Première signification : le port du voile affirme, surtout lorsqu’il est l’objet d’un conflit, que la loi de Dieu est supérieure à la loi des hommes. Pour notre société au contraire, la loi, dans l’espace public, a un caractère éminemment séculier.

Deuxièmement, dans cette loi, le statut de la femme est au moins distinct de celui de l’homme et, à bien des égards, inférieur.

Troisièmement, le voile a une signification dans l’ordre du désir. Il dit qu’il revient à la femme de ne pas provoquer la seule vue du corps, la seule vue de la chevelure, est une provocation. Le voile dit que ce n’est pas à l’homme d’éduquer et de gouverner son désir. D’une certaine manière, le voile justifie l’homme dans l’abandon à son instinct immaîtrisable. C’est à la femme de répondre du désir, sinon à ses risques et périls. Et ainsi, comme le disent les jeunes filles des cités, le seul choix réside entre " pute " et " soumise ".

Le choc est profond, vous le voyez bien, parce qu’il ne relève pas seulement d’une conviction religieuse, mais par l’intermédiaire de cette conviction religieuse, une véritable anthropologie d’une conception de la femme, de la société, et de l’humanité tout entière.

Il ne s’agit pas seulement de religion, il s’agit de la femme, il s’agit de l’homme masculin et des personnes humaines masculines et féminines qui forment ensemble l’humanité.

Naturellement, la question du voile n’englobe pas à elle seule les questions aujourd’hui à la laïcité à la française.

Pardonnez-moi de rappeler devant vous qui êtes si familiers de ces interrogations, d’autres problématiques qui sont aujourd’hui des problématiques laïques.

La question de l’Islam ne se limite pas au voile. Les moyens matériels et humains mis à la disposition des musulmans pour leurs pratiques et pour leur vie de tous les jours sont aussi en cause.

Les lieux de culte sont problématiques.

La charge de l’animation cultuelle est confiée à des personnalités peu familières de la société française, jusqu’au point très souvent d’en ignorer la langue.

Dans les cimetières, la mise à disposition de carrés musulmans est rare et tout aussi problématique.

La disposition " phare " de la loi de 1905 selon laquelle la République, ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte, se heurte à ces questions.

Dans le même temps, d’autres communautés sont elles aussi interrogées sur leurs signes distinctifs, je pense à la kippa chez les jeunes garçons juifs.

De même que l’évolution de la loi, par exemple sur l’interruption de grossesse, a fait problème avec de nombreuses religions, et en particulier bien sûr, les Catholiques.

Notre pays lui-même, dans son histoire, est interrogé à son tour. Par exemple par la persistance, dans son calendrier, des fêtes chrétiennes qui donnent à tous les jours fériés, dimanches et fêtes religieuses, de la religion catholique.

L’interrogation sur la laïcité est donc une interrogation globale qui se focalise sur l’école, et qui ne se limite pas à l’école.

Pourquoi l’école ? Parce que l’école est chargée de la transmission, et cette transmission est évidemment pas seulement la transmission du savoir, mais la transmission des principes que nous avons élaborés au travers du temps, et que nous demandons à l’école de transmettre aux générations qui viennent, pour qu’elles nous continuent.

Pour qu’elles continuent l’œuvre lentement élaborée par l’Occident, l’Europe et la France.

Cette œuvre de civilisation, elle a -nous le savons tous- au moins cinq grandes sources. Je nommerai ces sources sans en approfondir l’analyse par ordre chronologique.

  • La première de ces sources, c’est Israël. (L’affirmation d’un Dieu unique et personnel, avec l’édification parallèle de la personne humaine).
  • La deuxième source, c’est la Grèce (l’Agora d’Athènes, les philosophes, la sagesse de Socrate et le scandale d’Antigone).
  • La troisième source c’est Rome (l’alliance de la force et du droit, une universalité à l’échelle du monde connu et la citoyenneté).
  • La quatrième source c’est évidemment le Christianisme (la séparation de Dieu et de César, et l’universalité du salut).
  • Cinquièmement et enfin, les Lumières. (Aboutissement à la Déclaration des droits de l’Homme, la liberté de conscience. Article X : " Nul ne peut être inquiété pour ses opinions même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ". Article V : " La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société ").

Cette histoire est vécue par ceux qui l’ont faite comme une histoire d’émancipation de la personne humaine et de l’Humanité. Affirmation de la personne humaine, de sa liberté.

La personne humaine n’est pas asservie à une loi qui lui est extérieure, elle est placée comme une libre conscience devant le monde et regardée donc comme responsable.

La conscience libère (conscience des aliénations, refus des dogmatismes).

Tout ce qui semble aller à l’encontre de ce mouvement d’émancipation heurte en profondeur la logique interne de l’histoire de notre civilisation.

Ainsi, nous sommes dans un pays unitaire, et au cœur d’une civilisation unifiée par sa logique profonde. C’est pourquoi les risques d’éclatement sont particulièrement déstabilisateurs et créent des tensions extrêmement forte.

Et cela nous éclaire sur le vrai visage de la laïcité française.

La laïcité française, terme intraduisible dans les autres langues, même européennes, qui en approchent la traduction avec beaucoup de méfiance : ils disent humanisme, ils disent sécularisation.

La laïcité française, c’est le patrimoine commun de principes et de conviction qui fait le ciment et l’essence de notre civilisation, au-delà des dogmes différents, des religions différentes et des histoires différentes.

La laïcité, c’est le peuple.

La laïcité, ce n’est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n’est pas un ensemble vide.

La laïcité dit respect. " La République respecte toutes les croyances ". " Tout homme a droit au respect de ses convictions, même religieuses ". Et Jules Ferry dans l’admirable lettre aux instituteurs : " demandez-vous si… "

Mais ce respect n’est pas un respect anomique, ou indifférent. Par exemple, la République ne pourrait pas respecter des castes. La République ne pourrait pas respecter le servage, même volontaire.

La laïcité dit égale dignité de tous. Émancipation et liberté et égalité et fraternité.

La laïcité dit " dans tout cela, il y a du sacré ". Pour nous, Français, on n’y touche pas. Exemples : juifs, shoah, races, etc.

La laïcité dit éducation.

Pourquoi l’école ? L’école est le lieu de la transmission. Une société se résume dans sa transmission.

Défense de la sanctuarisation. Policiers dans l’école. Pas la loi du plus fort. Pas la loi qui écrase ou qui secondarise, même volontairement.

  • Le voile. La première chose à faire, c’est un bilan. Rien n’est plus facile que de connaître, à l’unité près, la situation dans les établissements. Internet et chefs d’établissement.
  • Ensuite, il faut donner aux équipes pédagogiques le soutien dont elles ont besoin. Chef d’établissement : " vous les responsables, au lieu de nous donner des principes souples en nous demandant d’être durs sur le terrain, vous devriez adopter l’attitude inverse. Soyez fermes sur les principes et laissez-nous éventuellement être souples sur le terrain. "
  • Le règlement plutôt que la loi (citation de Monique Canto-Sperber). Reprise de la circulaire du 20 septembre 1994, éventuellement avec un ajout. J’y indiquais que les signes ostentatoires étaient en eux-mêmes actes de prosélytisme. On peut ajouter que certains d’entre eux contreviennent en eux-mêmes aux principes qui fondent l’école de la République.
  • Nous avons besoin d’un code de la laïcité, qui reprenne sous une forme simplifiée et solennelle tous les textes qui fondent l’architecture juridique de la laïcité en France, les grands textes qui ont construit le compromis laïque. Ce sont de grands textes, ils font partie de notre histoire. Je ne suis pas favorable à leur changement, par exemple en ce qui concerne la loi de 1905. Si dans le cadre de cette législation, des adaptations doivent être trouvées, la rédaction de ce code le permettra.
  • Votre commission a un rôle majeur à jouer en définissant aujourd’hui le besoin de laïcité, dans le cadre de l’école, comme dans la cité.

Permettez-moi, dans les derniers mots de cette introduction de vous dire ce qui est incontournable dans ce besoin de laïcité :

  • notre laïcité doit assumer notre histoire et notre identité. Nous sommes ce que nous sommes.
  • elle doit être faite de respect pour toutes les personnes et toutes les communautés.
  • elle doit être ouverte au spirituel.
  • elle doit défendre fermement, dans l’espace public et notamment à l’école, les principes de non-discrimination et de primauté de la loi.
  • elle doit être pratique, c’est-à-dire aisément applicable et constituer un soutien efficace pour les praticiens de terrain.
  • enfin elle doit montrer clairement quel idéal de vie sociale et personnelle porte, pour toute la République, la laïcité qui la fonde.

vendredi, février 25 2011

François Bayrou en 2007 à propos de Kadhafi

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François Bayrou au rassemblement anti Kadhafi, 2007 :

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jeudi, février 24 2011

« Paix, sécurité et développement dans la Corne de l’Afrique »: Retour sur deux jours de conférence à Djibouti

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Conférence à Djibouti : ALDEPAC
envoyé par nathaliegriesbeck. - L'info video en direct.

« Paix, sécurité et développement dans la Corne de l’Afrique »: Retour sur deux jours de conférence à Djibouti

Nathalie Griesbeck participait, au début de ce mois, à la Conférence Annuelle de l’ALDEPAC (Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe, le Pacifique, l’Afrique et les Caraïbes) à Djibouti, sur le thème « Paix, Sécurité et développement dans la Corne de l’Afrique ». Cliquez ici pour découvrir les trois vidéos faites, en direct, par Nathalie Griesbeck au cours de cette conférence, dont une à bord de la frégate Guépratte, du nom de son ancêtre l’Amiral Guépratte.

Rappel : Constitué en 2005, l’ALDEPAC est une alliance de parlementaires ressortissant d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique de 33 pays, et, d’autre part, de membres de l’Alliance des Libéraux et Démocrates du Parlement européen tous réuni pour la promotion des valeurs libérales démocrates et la coopération politique.

Au programme de la première journée : ouverture officielle de la conférence annuelle de l’ALDEPAC le matin par Niccolò Rinaldi, Président de l’ALDEPAC et Vice président de l’ADLE au Parlement Européen ; suivie de deux tables rondes : la première sur « les causes profondes et le contexte global des conflits dans la corne » ; la deuxième sur « combattre le terrorisme » que Nathalie Griesbeck coprésidait aux côtés de Monsieur Joseph Mugambe (député, Ouganda).

Un petit déjeuner en présence des ONG (Organisations non gouvernementales) actives à Djibouti ouvrait la seconde journée ; suivi de deux tables rondes, l’une sur la lutte contre la piraterie, l’autre sur les défis humanitaires dans la corne. La journée et la Conférence annuelle se clôturait par la visite du Quartier de l’EUNAVFOR Atalanta et surtout de la Frégate Guépratte, du nom de l’ancêtre de Nathalie Griesbeck l’Amiral Guépratte qui a combattu lors de bataille des Dardanelles pendant la Première Guerre Mondiale. La Frégate Guépratte est cinquième et dernière frégate type La Fayette d’une série qui compte cinq unités de la Marine Nationale Française.


Conférence à Djibouti : à bord de la Frégate Guépratte
envoyé par nathaliegriesbeck. - L'info video en direct.

NB : La mission EUNAVFOR Atalanta est une mission militaire et diplomatique mise en œuvre par l’Union Européenne, dans le cadre de la PSDC (Politique de Sécurité et Défense Commune), dans le but de lutter contre l’insécurité dans le Golfe d’Aden et l’Océan Indien, une zone maritime mise à sac par des pirates qui lancent leurs attaques depuis les côtes somaliennes.


Conférence à Djibouti : rencontre avec les ONGs
envoyé par nathaliegriesbeck. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

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